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Ventilateur

Pourquoi renouveler l'air d'un Chalet en Bois ?

 

 

C'est d'abord une question d'hygiène liée au taux d'oxygène indispensable pour les besoins de la respiration des habitants d'une maison comme d'un chalet en bois.On estime généralement qu'il est nécessaire de renouveler l'air de 20 m³/h par occupant.

 

Outre le besoin d'oxygène, l'occupation des locaux provoque une augmentation de l'hydrométrie par le dégagement de vapeur d'eau occasioné par les occupants,  auquel s'ajoute celle dégagée par les activités ménagères.

 

Un degré d'hygrométrie trop important provoque non seulement une gêne pour les occupants, mais des phénomènes de condensation qui détériore l'habitation et favorise le développement des microbes et germes divers.

 

Enfin, le renouvellement de l'air ambiant est indispensable pour la sécurité dès que sont utilisés des appareils à combustion utilisant l'air comme carburant.

 

Il faut savoir également que la ventilation n'est pas simplement une affaire de goût personnel, mais qu'elle est réglementée par le code de la construction en bois et de l'habitation (un peu comme pour la pose des abris de jardin bois...☺). Le renouvellement est fixé à 0,7 volume/heure d'air.

 

Quelle ventilation pour votre Chalet de Jardin ?

 

Si la ventilation "naturelle" est restée longtemps le seul mode de renouvellement de l'air, elle est maintenant supplantée par des systèmes perfectionnés qui permettent une adaptation aux besoins et aux locaux selon leur usage.

 

En effet, la ventilation permanente avec orifices de ventilation haute et basse qui théoriquement devaire permettre une circulation de l'air avec entrée d'air par le bas et sortie d'air par les ouvertures hautes fonctionne rarement parfaitement, la pression de l'air exercée par le vent en façade contrariant bien souvent les effets contrariant bien souvent les effets des dépressions provoquées par l'air chaud et l'air froid.

De plus, les orifices en partie basse sont bien souvent source de courants d'air froids inconfortables, particulièrement en hiver.

 

Pour pallier ces inconvénients, le système le plus simple et le plus rapide à installer dans l'habitat existant, est l'aérateur que l'on encastre dans le mur ou sur la vitre. Mais ici encore, il ne faut pas le placer n'importe où. Ne le placer jamais au-dessus de la porte, car alors, l'air sera peu renouvelé : l'air neuf introduit par les ouvertures étant directement aspiré par le ventilateur qui crée une dépression.

 

Installez-le donc, si possible, sur le mur opposé. Par ailleurs, il est fort possible que l'air nouveau qui pénètre du fait du manque d'étanchéité soit insuffisant pour un renouvellement correct. Ménagez donc, alors, des entrées d'air dans les huisseries et particulièrement en partie haute, afin que cet air frais soit directement réchauffé par l'air ambiant.

 

Pour accroître l'efficacité de l'aérateur sans gaspiller l'énergie, équipez-vous d'un ventilateur avec temporisation, particulièrement recommandé dans les pièces techniques de votre abri de jardin habitable : salle de bains, w.c, cuisine, qui permet de coupler, par exemple, la ventilation avec l'éclairage. Quant au variateur de vitesse, il adapte le débit de la ventilation aux besoins immédiats.

 

 

La ventilation mécanique reste actuellement le moyen le plus efficace et le plus fonctionnel pour la bonne ventilation des locaux.

 

Son principe est basé sur l'introduction de l'air extérieur par les pièces principales (chambre, séjour...) où la pollution ne provient que des occupants, puis l'air est évacué par les pièces techniques à pollution plus importante.

L'air doit circuler librement dans toutes les pièces, depuis les moins polluées vers les plus polluées. Certains systèmes sont également conçus pour l'évacuation des produits de combustion d'une chaudière à gaz, résolvant de ce fait de nombreux problèmes techniques.

 

La ventilation simple extraction a l'avantage d'une mise en oeuvre et d'une utilisation faciles. Elle consiste à créer une légère dépression dans le logement. L'air neuf pénètre alors par des orifices ménagés en partie haute dans les pièces principales et tout autre orifice créé par un manque d'étanchéité. L'air vicié  est extrait dans les pièces techniques grâce à un système d'extraction. Cette ventilation donne un débit de renouvellement stable et cosntant. Les deux allurs de fonctionnement assurent une évacuation plus rapide des odeurs et buées selon les besoins, mais dans tous les cas l'air rejeté est chaud et implique une déperdition de calories.

 

En cas de rénovation, elle est bien adpatée car elle permet l'utilisation d'anciens conduits alors que la ventilation mécanique contrôlée double flux nécessite des conduits d'insuflation d'air.

 

La ventilation double flux permet de récupérer les calories contenues dans l'air vicié pour réchauffer l'air neuf. L'air neuf pris à l'extérieur, passe dans un échangeur de chaleur où il est tempéré puis insuflé grâce à un ventilateur dans les pièces principales par l'intermédiaire de bouches.

L'air vicié est extrait des pièces techniques par un autre ventilateur. Il passe dans l'économiseur avant d'être rejeté à l'extérieur.

Ce système permet de récupérer la chaleur fournie par le chauffage, mais aussi par les occupants. Il a l'avantage de brasser de l'air, évitant la formation de stratification de température à l'intérieur des pièces, car il est bien connu que, sans ventilation, l'air chaud monte, nécessitant une augmentation du chauffage pour obtenir une température confortable au niveau des occupants.

 

 

La ventilation hygroréglable permet de moduler le débit d'air de la VMC en fonction de l'humidité relative de l'air extrait et de l'air neuf. Elle permet de réduire le débit automatiquement lorsque l'hygrométrie de l'air extérieur est faible lorsque les pièces sont inoccupées, que les dégagements de vapeur d'eau sont réduits. Avec ce système, les bouches d'extraction situées dans les pièces techniques (cuisine d'été et salle de bains) déterminenet le débit global d'extraction. 

Quant aux entrées d'air, elles sont modulées suivant le degré d'humidité de chaque pièce. Des bouches spéciales sont conçues pour les w.c. et la cuisine d'été, permettant de varier le débit selon l'occupation.

Pour évacuer les odeurs, une commande par bouton-poussoir dans les w.c (et pourquoi pas pour des toilettes sèches). permet l'ouverture du système assurant un débit d'extracation de 30 m³/h temporisé à 30 mm. En cuisine, un bouton de commande placé sur l'hygrostat permet d'obtenir le débit de pointe d'extraction.

 

La VMC hygroréglable élimine les risques de condensation puisque le taux d'humidité est réglé pour chaque pièce ; elle favorise les économies d'énergie en ne ventilant que lorsque cela est nécessaire. De plus, elle tient compte des données climatiques : plus il fait froid, plus l'air est sec. Ainsi, l'air neuf qui pénètre dans le logement réduit le taux d'humidité intérieur et entraîne une diminution de la ventilation et donc de chauffage.

Ce système est adaptable sur une installation ancienne.

 

L'installation

Le groupe de VMC est généralement installé dans un endroit facilement accessible, dans les combles et hors du volume habité. Il faudra prévoir au dessus du groupe un espace suffisant (450 mm) pour la dépose et l'entretien. On le fera fonctionner à plat et posé sur une mousse ou laine de verre, afin d'éviter la transmission des bruits. Il est impératif de raccorder la purge placée côté rejet du groupe par une conduite de 15 mm au réseau d'évacuation des eaux usées.

 

Cette conduite devra avoir une pente régulière de 2 %. Elle devra être isolée si elle est placée hors volume chauffé pour éviter tout risque de gel.

 

Les réseaux seront réalisés en conduit souple type Climagaine. Pour ne pas créer de pertes de charge, le tracé sera le plus simple et le plus direct possible, éliminant les longueurs et les coudes superflus.

Ceux-ci auront d'ailleurs un grand rayon et non un angle droit. La gaine ne devra en aucun cas être écrasée ou déformée pour faciliter sa mise en oeuvre.. Les gaines sont généralement en PVC, armé ou non chauffés avec risque de gel. Enfin, les gaines alu servent à l'évacuation des produits de combustion gaz. Elles peuvent égalment être isolées.

 

Dans le système double flux, il peut se produire une formation de givre sur les faces du récupérateur par temps très froid.

Dans ce cas, il est conseillé d'insérer un caisson de préchauffage sur la gaine d'arrivée d'air neuf, pour éviter cette formation.

 

L'entretien

 

Dès que l'installation est faite, il convient d'y veiller, ne seraait-ce que pour éviter les ennuis et les inconvénients acoustiques que produit une insatallation non entretenue.

 

Avant toute intervention, il est indispensable de mettre l'appareil hors tension.

 

Une fois par an, procédez au dépoussierage du ventilateur et des régulateurs de débit, nettoyez avec un pinceau ou un chiffon sec, n'employez ni eau, ni solvant.

 

Tous les deux mois, nettoyez les bouches d'extraction sanitaires et cuisine par trempage dans une eau savonneuse tiède, sans emplyez de solvant.

 

Lors du remontage, veillez à respecter le sens de l'air des régulateurs de débit et du clapet modulateur.

 

La VMC n'est pas l'apanage des constructions en bois nouvelles. Il est souvent possible, particulièrement en maison en bois individuelle, de trouver des solutions permettant d'utiliser la ventilation existante pour l'améliorer et éviter ainsi la pathologie du bâtiment due à un calfeutrage trop efficace.

 

 

 

 

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