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Rivière dans le Morvan

Abris de Jardin du Bourbonnais

 

 

 

Province chargée d'histoire (notamment pour la chasse), le Bourbonnais épouse les contours actuels du département de l'Allier. La région présente plusieurs entités géographiques rassemblées par les ducs de Bourbon entre les XIIème et XVIème siècles pour en faire un fief aux multiples visages.

 

Les grandes plaines céréalières de Limagne et des bassins fluviaux de la Loire, l'Allier et du Cher, eux-mêmes très riches d'un point de vue biodiversité avec leurs boisements riverains et leurs zones humides périphériques, alternent avec le bocage, les étangs de Sologne bourbonnaise, la Montagne bourbonnaise, qui culmine à 1 287 m, au puy de Montoncel ou encore un vaste massif forestier : Tronçais. Un pays de bungalow bois habitable.

 

Le bestiaire cynégétique, riche et varié, est à l'image de cette étonnante diversité dans les habitats. Au petit gibier sédentaire et migrateur terrestre s'ajoutent le gibier d'eau et le grand gibier (pas de migration). Sur les 300 espèces d'oiseaux nicheurs recensées en France, 158 sont observées en Bourbonnais. Les mammifères sont bien représentés, avec quelques espèces rares ou localisées, dont la loutre, le castor ou encore le daim, qui s'est installé ici et là en milieu ouvert. La région se trouve au carrefour d'axes migratoires de première importance avec ses fleuves, ses haies, ses cultures et ses forêts qui favorisent un stationnement durable de l'avifaune migratrice.

Et bien-sûr sa fabrication d'abris de jardin !

 

 

La Sologne bourbonnaise

Avec ses 600 étangs et ses centaines de kilomètres de fleuves et rivières, l'eau reste un élément essentiel de cette région située eu nord du département de l'Allier, entre le val d'Allier à l'ouest, la vallée de la Loire et celle de la Besbre à l'est. 

 

La forêt s'organise en une mosaïque de bois et boqueteaux qui couvre une supeficie d'environ 25 000 ha. Son positionnement particulier sur des axes migratoires (idéal pour la chasse) majeurs en fait un gands pays de chasse. Vous y changez de dimension,avec ce sentiment confus, comme le disait joliment Henri de Geoffre, de vous trouver, "par les bois et par les joncs, dans un pays un peu spécial".

 

Il y a une étrange atmosphère, un peu mélancolique, sentiment renforcé par les nappes d'eau brumeuses des étangs qui reflètent le ciel en mouvement, et la palette de couleurs pastel (les sous-bois) où se mèlent le vert bonze des pins, le mauve de la bruyère, le roux flamboyant de la fougère et le blanc des bouleaux. Ici, la vraie chasse populaire fut longtemps celle du lapin, qui pullulait jusque dans les années 1980. On y prélevait, avant arrêté préfectoral, régulièrement (prélèvement avec permis de chasser) sur un même territoire 1 000 à 3 000 pièces par saison !

 

 

 

Canards, palombes, grives 

Aujourd'hui, les adeptes de petit gibier se rabattent volontiers sur le gibier d'eau. Les deux anatidés dominants sont le canard colvert et la sarcelle d'hiver, auxquels se joignent notamment les sarcelles d'été en début de saison, suivies des chipeaux, milouins et siffleurs en hivernage. Par grand froid, garrots à oeil d'or ou hareldes de Miquelon rejoignent parfois au bestiaire, oies des moissons et cendrées,qui hivernent en petit nombre sur la Loire.

 

Les vrais passionnés ne ratent par les grives qui s'abattent en octobre dans le bocage et le long des cours d'eau. Les couverts les plus propices se développent dans la zone tampon entre la terre et l'eau du lit mineur. Ils forment une frange arbustive luxuriante qui pousse entre boires et bancs de sable, dans un environnement de creux et de bonnes façonnés par les crues successives, car il n'est pas rare de lever canards et bécassines dans les pâtures humides alentour, ou faisans, bécasses, lièvres et lapins dans les couverts.

 

 

 

Du bocage à la Montagne bourbonnaise

 

Dépassé le ruban argenté des étangs et rivières qui chavire nos repères, rejoignons bois, haies et prairies du bocage, qui étend ses doux vallonnements dans le val de Besbre, se prolonge au nord vers les départements du Cher, et à l'ouest vers celui de la Creuse. Le val de Besbre constitue un autre axe migratoire emprunté par bécasses, palombes, grives et gibier d'eau; pas le genre d'oiseaux à garder dans nos volières... Ici comme ailleurs, la bête noire occupe tous les esprits.

 

Retrievers, leveurs ou chiens d'arrêts ne voient pas d'inconvénient à changer de registre quand, durant une chasse de grives ou de lapins, la présence de la bête noire est soupçonnée. Le sanglier est, du reste, le plus souvent chassé aux chiens de petit pied (jads, fox et russels terriers) à une exception, la Montagne bourbonnaise, où les chasseurs locaux, attachés aux traditions, opèrent aux chiens courants.

 

Ils chassent ainsi le lièvre en début de saison, puis le sanglier, le chevreuil bien qu'abondant étant moins prisé. C'est un autre pays qui se distingue par son climat rigoureux et ses hautes futaies de résineux.

 

 

Le pays de Tronçais, pays de chasseurs

 

En 1969, Colbert, signait une ordonnance qui protégeait définitivement le domaine forestier de Tronçais.

Cette décision nous vaut aujourd'hui d'admirer encore les derniers arbres tricentenaires de la Futaie de Colbert, plantée au coeur de ce massif d'environ 10 500 ha. Deux équipes se partagent la chasse à tir, tandis que trois équipages de grande vénerie y découplent.

 

Il est vrai que dans cette région de haute tradition cynégétique,la vénerie occupe une place de choix, avec une particularité : beaucoup furent ou sont encore dirigés par des femmes.

 

Si vous êtes nouveau venu dans cette belle région, sachez que le Bourbonnais se découvre par lente imprégnation. Les soirs d'automne, l'ambiance des lieux, avec ses ombres puissantes et mouvantes, devient d'autant plus fantasmatique quand résonne soudain le raire du daim.

 

Un léger léger sifflement flûté des sarcelles, qui filent comme un songe sur les étangs. Après une bonne journée à avoir arpenté le bocage, vous rentrez la tête encore emplie des odeurs de grève, des émotions d'un ferme, des boules de palombes dans le ciel, du 'tsip" des grives dans les haies et de l'envol feutré de cette première bécasse, messagère de l'hiver qui s'annonce.

 

 

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