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Maison en Bois

Les maisons paysannes, nous livrons en Picardie


Dans la Somme, les maisons paysannes, plus particulièrement les maisons à ossature de bois et en torchis, témoignent d’un savoir-faire particulier au département.
Les grands défrichements forestiers, qui débutent dès le Xe siècle, ont rendu le bois rare et les quelques carrières de craie, souvent réservées aux maçonneries des
églises et des châteaux, ne fournissent pas en matériaux de construction. C’est donc la terre argileuse qui est la base des matériaux : le torchis de terre crue et la brique
de terre cuite.
Ce bâti, par nature fragile, a peu résisté aux 2 guerres qui ont affecté l’Est et le Centre de la Somme en 1914/18 et 1939/45.
Dans l’Amiénois et l’Ouest du département, même s’il est parfois négligé, ce patrimoine nous est parvenu dans un état encore significatif. Pour contribuer à le
faire apprécier dans sa diversité et à le préserver, nous en rappelons ici quelques caractéristiques et guidons les propriétaires vers des conseils simples d’entretien
ou de transformation.

 

La maison «paysanne» dans la Somme c’est le logis de la ferme.
La ferme en torchis, emblème des villages du Vimeu, du Ponthieu et du Plateau picard. C’est encore la ferme en maçonnerie de brique du Santerre et du Vermandois, celle en maçonnerie mixte de moellons de craie et de brique des fermes d’abbayes ou de châteaux. 

 

C’est également la maison de village des petits notables, des ouvriers agricoles ou la maison de pêcheur sur le littoral, la maison de maraîcher des hortillonnages,
la maison du petit artisan, dans le Vimeu industriel par exemple. C’est dans cette famille de maisons qu’on situe la maison des quartiers anciens d’Amiens,
Saint Leu en particulier car la structure constructive est la même.

 

La maison paysanne est rarement isolée, elle fait partie d’un ensemble bâti soit parce ce que le logis est un élément de la ferme au même titre que l’étable, l'abri de jardin ou la grange, soit parce que les maisons, contigües les unes aux autres le long des rues villageoises, forment un ensemble homogène. 

 

C’est une architecture rustique, simple et fonctionnelle qui, durant des siècles, utilise et optimise les ressources locales pour la production des matériaux et le savoir-faire.
Le logis de la ferme résulte, comme les granges ou les chalets bois, du même principe que le paysan mettait en œuvre lui-même avec l’aide éventuelle d’un charpentier.
La terre argileuse est la base des matériaux. Il existe des variantes liées soit au climat comme le torchis blanchi près du littoral, soit à l’influence des régions
voisines comme les façades couvertes de «clins» de bois du Sud Amiénois ou les constructions en craie du Doullennais.

 

Il en résulte une palette délicate et réduite de matériaux et de couleurs. Elle est peu pourvue de décor, les détails qui peuvent apparaître comme tels sont souvent des solutions pour éloigner la pluie des murs comme les soubassements et les « coyaux ».
Les ouvertures (fenêtre, porte, lucarne) sont rares et toujours plus hautes que larges.

 


Elle est culturelle et technique car chaque détail d’architecture est une ouverture vers une variation de formes, d’espaces, de matières, de couleurs, d’outils,
de termes et d’adjectifs qui qualifient ces nuances subtiles.
Et, c’est une page de l’histoire locale qu’il est utile de respecter pour contribuer à défendre la diversité des paysages régionaux.

 

Abécédaire de la maison paysanne

 

Appareillage «rouge barre».
Mise en œuvre qui superpose un ou plusieurs lits de brique et un lit de moellons de craie.

 

Appareillage «à couteaux».

Terminaison haute du pignon qui permet de constituer un angle régulier, en brique ou en brique et moellons de craie.

 

Ardoise naturelle pigments de couleur violette

 

Badigeon.

Recouvre les parois de torchis. Le badigeon est un mélange de chaux naturelle et de pigments

 

Brique du Nord.

Sa dimension est d’environ L= 22 x 11 x 6 cm, sa forme et sa couleur varient selon les argiles qui la composent et la durée de cuisson artisanale.

 

«Essentage».

Protection du pignon en tuile, en bois ou en ardoise. 

 

Fenêtre à deux ouvertures ou «vantaux». 

 

Lucarne à «bâtière».

Sa toiture a 2 pans, fermeture par volet plein.

 

Lucarne capucine.

Sa toiture a 3 pans, fermeture par volets persiennés.

 

Lucarne «tabatière».
Simple châssis de toit.

 

Porte d’entrée vitrée.

 

Porte d’entrée surmontée d’une imposte vitrée et  d’une marquise en verre et ferronerie.

 

Porte charretière.

Sa taille permet le passage de la charrette à foin. Elle est composée de 2 grandes portes en bois plein, redivisées en partie haute à claire voie 

 

Tuile mécanique dite «panne» de couleur orange.

 

Volets persiennés en bois.
Fermeture à fléau (barre transversale).

 

Volet plein en bois.

 

Trottoir en brique, en pied de façade.

 

La valeur du patrimoine «maison» est multiple: Elle est économique et financière car une maison «de charme» authentique et bien entretenue se revendra mieux qu’une maison vétuste…
 

 

La poétique des vieilles maisons nourries de souvenirs familiaux, de l’imaginaire attaché aux greniers et aux caves, aux escaliers qui craquent et aux volets
qui claquent… est un supplément d’âme qu’une maison neuve produit rarement.
Soit le propriétaire lutte contre la dégradation et l’inadaptation pour tendre vers une maison toujours neuve et «au cordeau», soit il apprécie la patine du temps, ces caractéristiques qui soulignent l’authenticité ou l’originalité et s’adapte aux aléas et à l’inexactitude.
Le regard du propriétaire sur sa maison en bois est donc primordial.
Il faut également un juste équilibre entre un entretien préventif du bâti, le bricolage et la décoration qu’on peut prendre plaisir à faire soi-même et les travaux
curatifs ou spécialisés qui doivent être confiés à des professionnels qualifiés.
Le propriétaire doit alors savoir devenir un commanditaire averti d’études et de travaux.